mercredi 5 juillet 2017

Le Cercle - Dave Eggers

Salut à tous ! Je reviens après deux semaines de silence (pas mal de choses IRL et peu/pas de lecture) pour vous parler d'un roman que j'avais très envie de lire.



Titre : Le Cercle
Titre V.O : The Circle
Auteur : Dave Eggers
Traduction :  Américain - Emmanuelle et Philippe Aronson
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
576 Pages
Prix : 8.20 EUR / 12.60 CHF
Parution :  2013 pour la VO, 2016 pour la VF
Genre :
Science-Fiction
Thèmes : Réseaux sociaux, Société idéale
ISBN : 9782072733437



 
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Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n’en revient pas. Ce géant d’Internet relie e-mails, réseaux sociaux et transactions bancaires dans un système universel, clé de voûte d’une société numérique prônant la civilité et la transparence. Mae se passionne pour son nouveau travail – même s’il l’absorbe entièrement, l’éloignant de ses proches, et même si elle s’expose aux yeux du monde en participant au dernier projet du Cercle, une avancée technologique aussi considérable qu’inquiétante…

Ce qui ressemble d'abord au portrait d’une femme ambitieuse devient rapidement un roman au suspense haletant, qui étudie les liens entre vie privée et addiction aux réseaux sociaux, et interroge les limites de la connaissance.  
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Si j'ai eu envie de lire ce roman, si même j'en ai entendu parler, c'est grâce à son adaptation cinématographique. J'admire Emma Watson depuis toujours, alors quand j'ai vu qu'elle était à l'affiche d'un film dont le bande annonce me plaisait et que j'ai appris que ce dernier était tiré d'un roman, j'ai eu envie de le lire. Je fais partie de la catégorie de personnes qui préfèrent lire le livre avant de voir le film.

C'est un roman classé SF, mais il est bien trop réaliste... Mae est une employée de bureau dans sa ville natale non loin de San Francisco. Le travail est lassant, pénible et peu stimulant.
Le Cercle, c'est l'une de ces grosses entreprises, start-up à l'image des sièges de Facebook et Google. Un énorme campus réunissant tout ce dont une personne pourrait avoir besoin et qui rassemble tout : Réseaux sociaux, comptes bancaires, et j'en passe.

Grâce à l'une de ses amies d'université, Mae aura la chance d'entrer au Cercle, au bas de l'échelle, mais à une place enviée par des milliers de jeune gens. Bien que très douée et appréciée, Mae a du mal à se faire au fonctionnement du Cercle, surtout au flot de communication permanent. Chaque qui possède un compte au Cercle a un PartiRank qui le classe selon son activité sur le réseau social du Cercle (un mix de Facebook et de Twitter), il faut alors partager ses avis sur tout, réagir aux publications des autres, montrer que l'on participe aux activités. Plus le grade est haut, plus la reconnaissance et la popularité l'est. Mae pourtant mal à l'aise avec ce système au début se prend très vite au jeu, dépassant toutes les attentes. Elle s'y prend même trop au jeu, jusqu'à devenir trop transparente, jusqu'à devenir sa propre fin.

Mais Mae est aussi une jeune femme comme les autres, et elle va un jour faire la rencontre d'un jeune homme mystérieux avec lequel elle va avoir une aventure torride et qui va la hanter. Ce personnage pourtant intéressant à été mal exploité vu que j'ai immédiatement su qui il était (et qu'il est révélé dans les dernières pages du roman.) 

Ce livre a le clair mérite de faire réfléchir sur notre société de surconsommation d'informations, mais surtout sur la tendance généralisée de tout partager de sa vie sur les réseaux sociaux (ce qui est à mon sens clairement dangereux). Ce roman montre le besoin absolu d'être vu à tout prix, à quel prix ? C'est d'ailleurs le seul point du roman que j'ai trouvé intéressant.

Quant aux personnages, mis à part Kalden le ténébreux qui me séduisait mais que je savais qui c'était alors j'ai été déçue, je les ai trouvé pour la plupart relativement insupportables et superficiels, mais même les plus terre-à-terre m'ont énervée.

Autre gros point noir du roman... C'EST LONG BORDEL. 576 pages pour quelque chose qui aurait pu être écrit en 300 pages... J'ai vraiment dû me forcer à le lire, je me suis forcée pour pouvoir faire ma comparaison sur le film. Puis, ça avance pas, à la moitié du roman j'étais toujours dans la phase introductive, dans quelque chose qui se répétait inlassablement. Et le reste du roman était plat et sans surprises.

Je ne m'attendais pas à ça. J'ai été plutôt déçue de ma lecture, j'ai pris au final très peu de plaisir à le lire et j'ai mis beaucoup de temps. Il montre la dérive de l'utilisation des réseaux sociaux. Excepté pour la réflexion assez effroyable qu'elle peut engendrer, je trouve que cette lecture n'est pas à recommander. Enfin, on se retrouvera pour un article Du livre au Film et je ne parlerai plus jamais de ce bouquin. Oui, j'ai toujours bien envie de voir le film malgré cette lecture décevante.


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Romancier et nouvelliste, Dave Eggers est né en 1970. Après des études à l'université de l'Illinois, il fonde en 1998, à San Francisco, la McSweeney's, une maison d'édition indépendante qui publie, outre des livres, une revue du même nom. Aujourd'hui considéré comme l'un des protagonistes les plus importants du renouveau de la littérature américaine, il est notamment l'autre de Suive qui peut, Pourquoi nous avons faim et Un hologramme pour le roi. Le grand Quoi a été récompensé par le prix Médicis étranger 2009, à l'unanimité.

 
Le film sort en salles le 12 juillet ! En voici la bande annonce :



 

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